Petit disclaimer : chacun est unique dans ses ressentis. Certains.es personnes sont beaucoup plus réactives que d’autres. Tout le monde ne vivra pas la pratique de la Sophrologie de la même manière (et heureusement !). Nous sommes tous.tes différents.es. De nombreux paramètres peuvent entrer en jeu lors d’une séance de Sophrologie : l’état d’esprit du moment, les éventuelles douleurs physiques, le cadre environnemental, l’expérience déjà acquise… Il ne faut donc pas prendre pour référence ce que moi je peux vivre. L’objet de mes articles est de vous partager mon expérimentation personnelle pour vous aider, vous donner des pistes de mieux-être.

mon pourquoi

Parce que dans la vie, il y a des moments où  : 

  • le stress l’emporte sur tout le reste.
  • on se demande ce que l’on fait là et pourquoi on est dans cet état-là ?
  • on se dit qu’on rêve d’autre chose, pour finalement ne rien faire, puis retraverser des phases d’anxiété et se reposer encore et toujours les mêmes questions.
  • malgré les pauses, ça ne va pas mieux et on repart dans notre boucle infernale ?
  • on ne sait plus ce que l’on désire vraiment.
  • on accumule tellement les petits soucis de santé que ça finit par jouer sérieusement sur le moral.
  • on est à fleur de peau en permanence.
  • on s’en veut terriblement pour tout, pour le conjoint, pour les enfants, pour les collègues, pour la famille.
  • on culpabilise de tout, on se sent nul.le et on a l’impression de tout gâcher.
  • on perd toute confiance et estime de soi, qu’on se pense faible !
  • on n’arrive pas à trouver du soutien autour de nous parce que personne ne comprend ce que l’on traverse.
  • on essaye tout et n’importe quoi pour aller mieux, mais que finalement ça revient…
 

L’envie d’une « Pause Sophro » est née de l’ensemble de ces moments.

Parce que je les ai vécus. Tous sans exception et que j’en oublie sûrement beaucoup ! Et je sais que je ne suis pas la seule.

Mais je sais aussi qu’il est possible de s’en sortir et de mieux les vivre. Et à travers « Une pause Sophro », j’espère sincèrement t’y aider.

Tu n’es pas seul.e.

mon parcours professionnel

Dans le domaine de l’expertise comptable, j’ai vraiment eu un parcours sans faute.

Un BAC+5 réputé difficile tout en travaillant déjà depuis mon BAC+3, des expériences professionnelles variées et réfléchies avec des spécialisations rares à obtenir… Et ensuite, enchainer sur le diplôme d’Expertise Comptable tout en essayant de gagner le plus possible en responsabilité et tâche…

La voie royale comme elle était appelée.

Soit plus de 10 années de ma vie. À travailler, travailler et encore travailler.

Pas d’enfant par manque de temps et une envie de prioriser le travail (parce que oui, avoir un enfant quand on est une femme c’est mal vu).

Pas de folies en sorties, en loisirs par manque de temps et de la fatigue accumulée. 

Pas de sport non plus. Je ne suis pas fan d’activité physique et je n’avais de toute façon pas envie de mettre en place d’autres contraintes dans mon quotidien.

On nous rabâchait en permanence que le métier était difficile, qu’il fallait faire ses preuves, que c’était normal de travailler des heures et des heures, qu’il fallait mériter sa place, que le salaire minable était normal ou que sais-je encore….

Mais j’aimais énormément mon métier.

Toutes ces rencontres avec les entrepreneurs.es et leurs parcours passionnants. Les accompagner, les aider, les écouter, partager avec eux leurs aventures, leurs hauts et leurs bas.

Je me sentais utile quand j’aidais des entrepreneurs.es et quand j’avais leurs retours positifs.

J’étais fière de mon statut social.

Je me savais comme dans un tunnel avec la maison à obtenir, la situation professionnelle à stabiliser et pourquoi pas un enfant.

Tout finirait par bien se mettre en place et je pourrai enfin être bien.

Le jour où je me suis demandé ce que je faisais là

Puis il y a des moments dans la vie qui restent toujours gravés.

Nous sommes en 2018 et j’étais en pleine conférence à l’Ordre des experts-comptables de Bretagne. La mémorable assemblée générale annuelle pour parler des avancées puis des nouvelles choses à venir.

Le thème de cette année-là était sur le management et comment fidéliser les jeunes recrues.

Je me souviens être assise dans l’amphithéâtre entouré d’experts-comptables (ou en devenir) et de prestigieux intervenants.

Puis quelqu’un est intervenu pour prendre la parole sur le fameux thème du jour.

Je vous passe les détails, mais ce que j’en ai retenu c’est que les femmes sont, semble-t-il, trop modestes pour être experte-comptable et les jeunes des fainéants.

Il n’y a pas suffisamment de femmes expertes ? La faute à qui ? Entre le rythme de travail imposé et les réflexions sur les grossesses qui désorganisent. 

Les jeunes sont fainéants ? Bien sûr que non ! Ils n’ont pas envie de travailler comme des malades pour un salaire de misère à faire pendant des années des tâches ingrates tout en supportant les humeurs des experts et les exigences des clients. Peut-on vraiment leur en vouloir ?

Je me suis donc demandé ce que je faisais là. Cet intervenant me tenait un discours qui allait complètement à l’encontre de mes valeurs, de ma vision de la vie et la foule sur place semblait partager son point de vue.

Je me souviens de la route du retour après cette fameuse assemblée. Deux heures seule en voiture, sans musique, à réfléchir à ce que j’avais pu entendre et voir pendant cette journée.

J’étais perdue, perplexe et n’arrêtais pas de me demander « mais que suis-je en train de faire ? » « pourquoi je fais ça ? » « suis-je heureuse dans cette vie ? »

C’était le vendredi soir.

La chute

L'entreprise

J’aimais l’entreprise dans laquelle j’étais. Nous étions une vingtaine de personnes. Un cabinet d’expertise comptable assez innovant en termes de management. Il y avait une envie de « prendre soin » des collaborateurs. 

J’avais une bonne relation avec les experts-comptables et j’étais vraiment formée et accompagnée par l’un d’eux pour prendre la suite. Dans les faits, il était carrément démissionnaire de son rôle d’expert et me donnait énormément d’autonomie. J’apprenais beaucoup à ses côtés. C’était parfois déroutant à quel point il ne faisait plus son job, mais j’étais contente d’en faire plus. Puis en cas de « boulette » parce que je ne maîtrisais pas tout, il me couvrait auprès du client. Je l’aimais vraiment bien.

Et puis, un jour, avant un été, ils ont annoncé avoir vendu le cabinet à un grand groupe.

Je ne sais pas si vous avez déjà vécu ça et je ne sais pas si ça se passe toujours aussi mal ce genre de situation, mais c’était comment dire, compliqué.

Les 6 associés du cabinet ont commencé à se faire une « guerre d’égo » parce que les 2 majoritaires avaient procédé à la vente du cabinet sans prévenir les autres. Deux associés voulaient vendre, deux autres menaient le projet secret de monter leur propre cabinet avec certains collaborateurs, un décidait de partir quand le dernier pilotait sa petite barque dans son coin avec son équipe.

Et ce jeu a duré des mois. Aucun ne s’est soucié des dégâts que cela pouvait causer sur les collaborateurs. À côté de ça, le grand groupe ne communiquait en rien. On voyait bien que certaines choses se passaient, mais rien. Aucune information. C’était anxiogène au possible puis nous sortions tous d’une période de travail très chargée. Un vrai cocktail dangereux.

Et puis, magie, fin septembre, je me suis retrouvée seule manager encore en poste.

La goutte d'eau

Donc le lundi matin, me revoilà au bureau. C’était début octobre. Je me sentais épuisée d’avance par la semaine à venir. J’accumulais une forte fatigue depuis un certain temps et les vacances d’été n’y avaient rien changé. Ma productivité n’était plus ce qu’elle était et je n’arrivais plus à la retrouver.

J’étais stressée. Mon entourage s’inquiétait de mon état général. Toute mon équipe était préoccupée ainsi que le reste des collaborateurs.

Tout le monde finissait par arriver dans mon bureau pour me poser des questions, savoir si j’étais prévenu de quoi que ce soit. Les gens venaient y déverser leurs angoisses. Et c’est bien normal !

Donc à la crainte de ma propre équipe à gérer, à ma propre appréhension à gérer aussi parce que finalement je n’étais au courant de pas grand-chose, je devais récupérer les dossiers importants des autres managers qui partaient.

J’ai tiré la sonnette d’alarme, mais personne ne m’écoutait. « Tu es trop sensible ». Voilà ce que l’on m’a répondu. C’est vrai que je craquais nerveusement. J’avais régulièrement les larmes aux yeux sans raison.

Ma charge de travail devenait démesurée. Je voyais bien que ça ne passerait pas. J’étais épuisée. Je m’en sentais incapable.

Et puis cette semaine-là, en plus du reste, on me demandait de participer à la magouille générale pour vendre le plus cher possible le cabinet. J’ai refusé et je me souviens avoir balancé à un des experts que s’il n’était pas content, il n’avait qu’à me virer. « Calme-toi Justine ». Voilà ce qu’il m’a dit.

On est vendredi soir. Je rentre chez moi.

Et puis, je n'ai plus réussi à me lever

Le samedi, j’avais tellement mal aux cervicales que je suis restée au lit toute la journée, et le lendemain aussi.

Le dimanche soir, je ne me sentais plus capable d’aller au travail. J’étais épuisée, triste, à bout.

Le lundi matin, je n’allais pas mieux. Au contraire. J’ai envoyé un message à mes employeurs pour leur dire que je m’étais bloqué les cervicales et que j’allais voir le médecin.

Arrivée chez le médecin, je pleurais. Je lui ai expliqué ma fatigue et ce qu’il se passait au travail, que je me sentais à fleur de peau et que je n’y arrivais plus, que je n’allais plus y arriver, que j’avais mal aux cervicales, que tout était trop dur…

Et là son verdict : « vous êtes en surmenage madame. Je vous arrête deux semaines. Reposez-vous et essayez de vous détendre ».

Cet arrêt initial de deux semaines va finalement durer presque 11 mois.

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Je m’arrête ici pour ce premier article déjà bien long 😂.

La suite à venir juste après.

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