Petit disclaimer : Chacun est unique dans ses ressentis. Certains.es personnes sont beaucoup plus réactives que d’autres. Tout le monde ne vivra pas la pratique de la Sophrologie de la même manière et heureusement. Nous sommes tous.tes différents. De nombreux paramètres peuvent entrer en jeu lors d’une séance de Sophrologie : l’état d’esprit du moment, les éventuelles douleurs physiques, le cadre environnemental, l’expérience déjà acquise… Il ne faut donc pas prendre pour référence ce que moi je peux vivre. L’objet de mes articles est de vous partager mon expérimentation personnelle pour vous aider, vous donner des pistes de mieux-être…

Au commencement de mon arrêt maladie, je n’avais aucunement conscience que me soigner allait prendre autant de temps.

Je n’avais pas de référence dans mon entourage, d’histoires de personnes qui avaient pu traverser ce genre d’épreuves.

J’étais donc seule chez moi, à attendre, à stresser, à culpabiliser pour tout et n’importe quoi.

Le commencement d’arrêt maladie

Le début

Au tout début, la seule chose que j’étais capable de faire c’était de regarder Netflix et de répondre aux messages du travail.

Mon médecin me vantait les mérites de prendre l’air, mais je me sentais tellement coupable d’être en arrêt maladie que je ne me voyais pas sortir et « profiter ».

De plus, j’avais vraiment à cœur d’assurer le suivi de mes clients et de la transition avec mes collègues. Je voulais donc être disponible si quelqu’un en avait besoin.

Je me souviens qu’à côté de ça, mes employeurs n’arrêtaient pas de m’envoyer des messages (ou du moins c’est l’impression que j’en avais). J’avais le droit à tout et n’importe quoi : des messages du style « tout va bien se passer ne t’inquiète pas » à « on cherche des solutions… ».

C’était fort gentil (à première vue), mais je les connaissais carrément réfléchis de leur part. Ils n’avaient aucun intérêt à ce que je sois en arrêt maladie pour la vente de leur entreprise.

Apparemment, ils œuvraient sur ma masse de travail complètement inconséquente et me disaient que ça allait bien se passer.

Je ne sais pas pourquoi, mais sur le moment, j’avais juste l’intuition que ça n’allait pas du tout être le cas. 

Chacun de leurs messages ne faisait qu’amplifier mon mal-être, ma culpabilité et mon anxiété.

Mon état de santé

À cette période, je suis passée par « toutes les couleurs » comme on dit, j’étais comme tétanisée, éteinte, en panique… et je suis restée 6 semaines dans mon canapé dans cet état-là.

Mon estime de moi-même sombrait au fur et à mesure des journées.

Je ne mangeais plus vraiment, je n’avais pas d’appétit, je fumais trop et je me voyais fondre.

Au début de mon arrêt maladie, je pesais 63 kg. Au bout de 6 semaines, j’étais descendue à 57 kg.

Je n’avais le courage de rien, ma seule sortie se limitait aux visites chez le médecin qui m’arrêtait chaque fois pour 15 jours supplémentaires.

Mes cervicales restaient bloquées, ma tension artérielle ne dépassait jamais les 9,5.

Un vrai zombie…

Puis j’ai commencé à me relever

Le jour où je me suis fait « secouer »

C’était un vendredi après-midi, j’étais dans mon canapé à ruminer sur le sens de mon existence quand mon meilleur ami s’est mis en tête de vouloir sérieusement me secouer.

J’étais en train de « boucler » sur mon sentiment de culpabilité quand il s’est mis à m’engueuler (mais alors bien !) Il m’a balancé tout ce que je ne voulais pas entendre :  la réalité de mon état de santé, mes logiques complètement incohérentes, mes pensées irrationnelles… tout y est passé ce jour-là.

Il y est allé tellement fort que j’en ai pleuré tout l’après-midi ! Je l’ai maudit sur plusieurs générations, je l’ai insulté aussi… j’ai carrément pété un plomb… et tout y est passé.

Avec le recul, c’était exactement ce dont j’avais besoin. Et surtout… il s’inquiétait… 

À aucun moment, je ne te conseillerais de vivre ça, chacun étant différent, mais c’est ce dont j’avais besoin sur le moment.

Je devais réagir et réaliser que je me faisais souffrir et qu’à cette vitesse-là, il n’allait pas rester grand-chose de moi…

J’ai eu une sorte de déclic à ce moment-là, je ne saurai pas trop comment le décrire, mais je me suis dit qu’effectivement, il fallait que je me bouge si je voulais aller mieux…

J’ai commencé à vouloir sortir le nez de chez moi

Reboosté par mon meilleur ami et avec les encouragements du médecin, je me suis alors dit qu’il fallait que je sorte un peu le nez de chez moi.

J’ai alors voulu aller à la piscine… J’adore l’eau, c’est vraiment un élément dans lequel je suis à l’aise puis c’était une excellente occasion pour remettre du mouvement dans mon corps.

Me voici donc devant la piscine. J’entre dans le hall et je ne saurais dire pourquoi, mais je n’ai jamais réussi à aller plus loin 😂.

J’ai déclenché une crise de panique… J’étais tétanisée dans ce hall à ne savoir plus quoi faire ! J’avais peur d’y rentrer. Peur de quoi je n’en sais rien, mais j’en étais comme paralysée !

J’ai fini par retourner dans ma voiture, et je me suis mise à pleurer.

Je pleurais pour l’état dans lequel j’étais. Je pleurais pour tout… Je suis rentrée chez moi puis je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Je ne devais pas rester seule dans mon état. 

Je me devais de me faire accompagner par quelqu’un.

Il était temps de faire quelque chose

Ma thérapie

Après presque 8 semaines d’arrêt maladie, j’ai alors décidé de suivre une thérapie.

J’y ai raconté mon enfance, mon histoire, mes hauts et mes bas, mes peurs, mes croyances, mes difficultés…

Et elle m’a fait un bien fou sur le moment.

Je me suis remise tout doucement en mouvement.

L’extérieur me faisait encore un peu peur donc j’ai commencé par refaire la décoration chez moi, puis le jardin… Faire quelque chose de mes mains m’aidait à aller mieux. La satisfaction de voir des choses concrètes se matérialiser me changeait les idées.

Je me suis mise aussi à marcher un peu, à aller dans de beaux endroits comme le bord de mer pour prendre l’air et respirer l’air marin…

J’ai commencé tout doucement à revivre.

Mon moral

Mon moral commençait à revenir et mes idées se faisaient de plus en plus claires, mais je continuais à subir les effets physiques de mon burn-out.

Ma tension restait basse, tout comme mon appétit. Je cumulais des petits soucis de santé tous plus bizarres les uns que les autres comme de l’eczéma, des allergies au pollen, des infections sans raison…

J’étais faible physiquement, je le sentais, j’avais beaucoup trop tiré sur mon corps et il mettait du temps à s’en remettre. 

Je restais épuisée tant moralement que physiquement.

Et ça jouait sur ma guérison totale.

 

J’ai commencé à penser au lendemain

Ma demande de rupture conventionnelle

Malgré mon état physique un peu « branlant » je me suis mise à penser au « lendemain » je restais coincée dans cette idée de ce que j’allais bien pouvoir faire. C’était vraiment anxiogène pour moi.

Je cumulai alors 3 mois d’arrêt maladie, et je ne me voyais pas du tout reprendre mon poste. C’était tout bonnement impossible pour moi d’autant plus que la période de rush approchait.

J’ai alors décidé de demander une rupture conventionnelle à mon nouvel employeur.

Il a refusé.

Il n’avait aucune obligation d’accepter ma requête.

Mais après 3 mois d’arrêt maladie et une visite auprès de la médecine du travail qui validait à son tour mon état de santé, je me sentais coincée comme jamais.

J’ai essayé de trouver un plan A puis B puis C

Par anxiété, et au vu de ma situation, j’ai alors commencé à envisager des plans A, B et C.

Dès que j’ai commencé à aller mieux et sans écouter bien sûr les signaux que mon corps m’envoyait, mon obsession devenait : que vais-je faire de ma vie ?

J’ai alors pensé à la démission : impossible financièrement… puis pour faire quoi de mes journées ?

J’ai pensé à monter mon entreprise : je ne me sentais pas en état de le faire, je n’étais pas prête…

J’ai pensé à changer de structure : j’étais bien trop dégoutée par les cabinets d’expertise comptable pour l’envisager…

J’étais obsédée par ça et ça me rongeait littéralement… Les semaines et mois avançaient, ma thérapie de 3 mois avait pris fin parce que je n’en voyais plus les bénéfices… Mais j’étais bloquée.

Je n’arrivais pas à me détendre. Profiter de mon arrêt maladie ? Impossible.

Je cumulais toujours les soucis de santé pourtant… Il faut dire avec le recul que j’étais en convalescence et tout sauf sereine.

J’ai d’ailleurs eu un contrôle de la caisse d’assurance maladie sur cette période qui validait à son tour mon mauvais état de santé.

A ce propos, cette fameuse phase anxiogène du burn-out quand on passe son temps à se demander ce que l’on va bien pouvoir faire de sa vie, on en parle ?

Une opportunité professionnelle en or s’est présentée

Et puis un beau jour, une opportunité professionnelle en or s’est présentée à moi.

C’était un vrai challenge que je ne voulais absolument pas refuser.

Le hic ? C’était à 5h de chez moi.

Après plusieurs semaines de négociation avec mon conjoint de l’époque, il a alors fini par accepter et j’ai enfin pu poser ma démission.

Cette période a été pour moi le seul véritable moment de détente.

J’ai enfin pu profiter sereinement de ce temps de pause dans ma vie.

J’ai préparé notre départ et j’ai enfin pu arrêter d’enchainer les arrêts maladie qui auront duré presque 11 mois… 

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Je m’arrête ici pour ce second article encore bien long 😂.

La suite est à suivre dans l’article suivant.

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