Burn-out

POURQUOI « UNE PAUSE SOPHRO » ? : L’ARRIVÉE DE MON BURN-OUT (3/3)

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SOMMAIRE :

Petit disclaimer : Chacun est unique dans ses ressentis. Certains.es personnes sont beaucoup plus réactives que d’autres. Tout le monde ne vivra pas la pratique de la Sophrologie de la même manière et heureusement. Nous sommes tous.tes différents. De nombreux paramètres peuvent entrer en jeu lors d’une séance de Sophrologie : l’état d’esprit du moment, les éventuelles douleurs physiques, le cadre environnemental, l’expérience déjà acquise… Il ne faut donc pas prendre pour référence ce que moi je peux vivre. L’objet de mes articles est de vous partager mon expérimentation personnelle pour vous aider, vous donner des pistes de mieux-être…

Voici le dernier article de ma série « Pourquoi une Pause Sophro ? »

Un nouveau départ

La nouvelle opportunité professionnelle

C’était un véritable changement !

Nouvelle région, nouveau logement, tout était à faire et à découvrir. C’était un nouveau départ pour moi et mon ancien conjoint.

Un nouveau départ dont j’avais terriblement besoin…

Après 15 jours d’installation, j’ai donc commencé ce nouveau travail et je m’y suis tout de suite plu.

Je devais quitter la maison 3 à 4 jours par semaine et je laissais dès lors mon conjoint dans notre nouveau logement.

Moi, je renaissais au fur et à mesure des semaines, mais lui, il ne vivait pas bien du tout la situation.

Après plusieurs mois, nous avons alors décidé de mettre un terme à notre relation. Calmement et simplement.

Je ne pouvais pas imaginer revenir à notre ancienne vie qui pourtant lui manquait terriblement.

Je pense avec du recul que la période a vraiment dû être pénible pour lui. Je sortais de plusieurs semaines d’arrêt maladie et là je me remettais à courir partout. Il se sentait affreusement seul pendant mes absences.

Mais nos sentiments avaient disparu depuis bien longtemps et ce bien avant le burn-out.

On s’est toujours bien entendu, mais il n’y avait plus la « flamme ».

Pendant mon burn-out il s’intéressait très peu finalement à ce que je pouvais vivre. Il me laissait faire mes « trucs » dans mon coin.

Tout le soutien dont j’avais besoin venait de mon meilleur ami.

Une nouvelle vie

Me voilà donc seule, célibataire dans cette nouvelle vie.

Et c’était une libération ! Je m’éclatais à vivre comme je le souhaitais.

Je travaillais beaucoup, mais ça m’allait complètement. J’ai eu la chance d’être très autonome dans mon organisation. Si l’envie me prenait de ne pas travailler un après-midi, je le faisais.

Je me sentais libre, je renaissais.

Puis au fur et à mesure des semaines, je suis tombée amoureuse de mon meilleur ami.

Le souci ? Il habitait à 650 km de là… en Belgique.

J’ai donc tout fait pour ne pas me l’avouer. J’étais dans mon nouvel emploi depuis plusieurs mois et je m’y plaisais vraiment.

Vu l’état dans lequel j’étais pendant mon burn-out, je savourais enfin ma stabilité.

Mais ma sérénité, c’est à lui que je la devais. Il me soutenait et il était toujours là pour moi. Du réveil au coucher.

Pendant plusieurs semaines, j’essayais de le voir au maximum en coupant le trajet en deux. On se retrouvait un week-end par mois à Paris. C’étaient des moments exceptionnels.

Puis le confinement est arrivé. Par chance, j’ai appris 48h avant que les frontières allaient fermer.

J’ai donc saisi mon sac et j’ai pris la route sans hésiter une seule seconde. Hors de question de ne pas pouvoir le voir pendant plusieurs semaines !

Encore une nouvelle vie

Ça à été encore un nouveau départ pour moi. Je devais m’adapter à une autre vie avec ses deux petites filles, et en parallèle je devais gérer mon travail à distance qui était plus ou moins à l’arrêt à cause du confinement (je gérais la supervision de la construction d’un supermarché).

Comme beaucoup j’étais dans l’incertitude, notamment celui de ma date de retour en France pour reprendre mon travail…

Et plus les semaines passaient, moins j’en avais envie…

Je ne voulais plus le quitter, mais je ne savais pas si cette nouvelle vie pouvait me plaire.

Une vie avec deux petites filles de 6 et 7 ans avec les contraintes que cela pouvait représenter et les obligations que cela pouvait entraîner. Le tout en abandonnant mon travail et en m’exilant encore plus de ma famille. 

Une nouvelle relation demande toujours une certaine période de lune de miel… Nous ne l’avons malheureusement pas eu…

Mais le confinement amène également son lot de réflexions : qu’est-ce qui est vraiment important dans la vie ? Le travail ? la vie amoureuse ? Ses passions ? Ses amis ? 

Alors je me suis posé la question suivante : s’il me restait une seule journée à vivre, avec qui voudrais-je la passer ? Que voudrais-je en faire ?

Il était ma seule réponse.

La fin du confinement

Retour au travail

Puis est arrivé le déconfinement et mon obligation de retourner en France.

J’ai alors prévenu mon employeur que je quitterai mon poste une fois ma mission terminée : l’ouverture du supermarché.

Ça a été des semaines de travail intensives… loin de lui.

Des journées de 6h du matin à 21h le soir pour compenser au maximum la période de confinement.

J’étais épuisée comme jamais. Je tenais uniquement parce que plus vite ma mission se terminerait et plus vite je pourrais le rejoindre.

A la suite d’une discussion avec mon employeur il a été décidé de me faire poursuivre ma fonction à distance pour gérer le département administratif et financier du supermarché.

J’ai donc fini par pouvoir retrouver mon conjoint, rassurée par l’idée d’avoir un travail, mais surtout épuisée . Une fatigue que j’ai malheureusement ramenée avec moi. Mais aussi un travail phénoménal à accomplir dans une période de temps limitée.

Puis mon employeur a voulu réduire mon temps de travail et je n’ai pas du tout bien accueilli la nouvelle au vu de l’investissement que j’avais pu donner…

Le second burn-out (ou la reprise du premier)

Après deux mois en Belgique, j’ai alors commencé à ressentir les mêmes symptômes qu’à mon premier burn-out.

Je redevenais irritable, je recommençais à avoir mal partout, j’étais tendue…

Mais la particularité cette fois-ci, c’est que j’ajoutais encore à ça un sentiment de culpabilité.

Je me sentais coupable de faire subir mon état à mon nouveau conjoint. D’autant plus difficile pour moi que ma nouvelle vie était plus contraignante avec les enfants. car c’était une charge mentale supplémentaire, un certain rythme à tenir, et surtout, je voulais l’aider.

Mais j’en étais tout simplement incapable alors je culpabilisais et lui pensais que je n’étais pas heureuse. On a alors commencé à se « prendre la tête » et à ne plus se comprendre.

À côté de ça, quand j’ai pris conscience que mes symptômes revenaient. J’ai commencé à avoir des difficultés à respirer…

J’ai d’abord pensé à une sinusite, puis à des allergies, puis à des soucis à l’estomac… Je suis donc allée à plusieurs reprises chez le médecin pour tenter de me soigner, mais sans succès.

J’ai aussi essayé le chiropracteur pour soulager mes douleurs, mais rien n’y faisait. Aussitôt elle débloquait, aussitôt ça se rebloquait…

C’était un cercle vicieux dont je ne voyais plus l’issue.

Puis j’avais tellement peur de le perdre…

Je devais trouver « comment aller mieux »

La Sophrologie Caycédienne

C’est à cette période-là que j’ai pris la décision de trouver une façon d’aller mieux sur le long terme.

Je ne pouvais que faire le constat que je n’avais pas les outils pour gérer mon stress et mon anxiété qui revenaient malgré moi.

C’était tellement dur de replonger dans mon mal-être général…

Alors je me suis mise à chercher et à tester certaines choses : le yoga, la méditation, la morning routine… sans succès.

Puis je suis tombée sur la Sophrologie Caycédienne et ça a été le coup de cœur.

La Sophrologie Caycédienne, c’est bien plus que de la relaxation. C’est une méthodologie pour développer sérénité et mieux-être.

C’était ce dont j’avais besoin sur le moment.

Et après deux petites semaines de questionnement, j’ai décidé de m’inscrire directement à la formation. Un cursus complet sur 4 années.

Je voulais connaitre les outils, les réflexions et les techniques derrière cette pratique du bien-être.

Je ressentais vraiment le besoin de prendre soin de moi de façon durable.

La rechute

J’ai alors commencé ma formation en décembre 2020 à raison d’un week-end par mois.

Au début, j’étais tout de même sceptique quant à l’efficacité de la Sophrologie.

Même si les pratiques me détendaient, j’y étais quand même peu réceptive par rapport à d’autres étudiants de la promotion.

J’adhérais aux développements et aux théories, car elles sont dans une démarche scientifique et documentée, mais je ne ressentais pas les effets « wahou » Ça m’attristait sur le moment.

Puis, il y a eu comme un déclic au bout de 4 mois. En pleine séance, j’ai dû m’arrêter pour pleurer. C’était incontrôlable. La pratique avait pour objectif de se projeter dans le futur et je me suis mise à pleurer sans raison apparente.

À cette même période, des gestes anxieux indomptables s’installaient… La Sophrologie me maintenait la tête en dehors de l’eau, mais c’était de plus en plus difficile à tenir. Je souffrais, j’étais épuisée, j’étais irritable, j’enchaînais les crises de panique, d’angoisse…

Je commençais à sérieusement désespérer… Puis c’est là que j’ai compris les bienfaits de la Sophrologie Caycédienne.

Un peu bizarre dit comme ça, mais avec du recul, cette période m’était nécessaire, j’en avais besoin pour enfin me poser les bonnes questions et m’écouter.

Le premier jour du reste de ma vie

La Sophrologie aide chacun à développer une conscience sereine au moyen d’un entraînement personnel basé sur des techniques de relaxation et d’activation du corps et de l’esprit. Elle se fonde sur l’observation et l’étude de la conscience, de la perception corporelle et de la relation corps-esprit, ainsi que leur influence sur le mode de vie.

Sofrocay

La Sophrologie a agi comme un déclencheur pour moi, une véritable remise en question générale de ma vie.

Pendant plusieurs semaines, j’ai pris le temps de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Mais aussi à déconstruire et travailler sur mes peurs et mes croyances limitantes qui me faisaient souffrir au quotidien.

Je sais maintenant que cette période m’était nécessaire.

C’était ce dont j’avais besoin pour enfin m’arrêter et faire le point sur ma vie, mes envies, l’influence de mon passé, mon mal-être dans le présent et mon appréhension pour le futur…

Accueillir mes ressentis, mes émotions, mon stress… et déterminer ce que je voulais en faire là et maintenant.

Et prendre des décisions alignées avec la personne que je suis : ne plus regarder en arrière et culpabiliser, mais regarder devant et anticiper positivement tout en vivant le présent sereinement.

Et tout cela, c’est grâce à la Sophrologie Caycédienne.

Alors pourquoi « Une pause Sophro » ? Parce que je sais que je ne suis pas la seule à souffrir du stress, de burn-out, de surmenage, de crises d’angoisses et de paniques, de maux à ne plus savoir quoi en faire… la liste est tellement longue…

Mais je sais aussi qu’on peut aller mieux et c’est ce que je veux partager avec toi.

Te donner la petite lumière au fond du tunnel dans tes moments sombres.

Puis t’aider à la conserver, la développer et la laisser briller…

Te permettre d’être ton propre soleil.

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Voici mon histoire et pourquoi « Une pause Sophro »

Je te remercie d’avoir pris le temps de tout lire.

La suite ? J’espère l’écrire avec toi.

Tu n’es pas seul.e

La vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

A Ramaiya