Petit disclaimer : Chacun est unique dans ses ressentis. Certains.es personnes sont beaucoup plus réactives que d’autres. Tout le monde ne vivra pas la pratique de la Sophrologie de la même manière et heureusement. Nous sommes tous.tes différents. De nombreux paramètres peuvent entrer en jeu lors d’une séance de Sophrologie : l’état d’esprit du moment, les éventuelles douleurs physiques, le cadre environnemental, l’expérience déjà acquise… Il ne faut donc pas prendre pour référence ce que moi je peux vivre. L’objet de mes articles est de vous partager mon expérimentation personnelle pour vous aider, vous donner des pistes de mieux-être…

Burn-out et sentiment de culpabilité

Après la vidéo sur le sentiment de honte que l’on éprouve lors du déclenchement du burn-out, aujourd’hui, je voulais te parler du fameux sentiment de culpabilité qui nous pourrit aussi la vie.

Tu sais ces fameuses questions ? « Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? », « Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour en arriver là ? », « Comment vont faire mes collègues en mon absence ? », « Que vont-ils penser de moi ? » “Mon conjoint va-t-il supporter mon état” ?

Et j’en passe…

La culpabilité vis-à-vis de ses collègues de travail

Au tout début de mon arrêt maladie, c’est ce que je pensais, ce que je ressentais.

Je me sentais coupable d’être dans l’état dans lequel j’étais vis-à-vis de mes collègues de travail que j’abandonnais. D’autant plus que j’étais manager d’une équipe à l’époque et que je laissais tout le monde tomber dans une période plus que compliquée.

Puis en expertise-comptable tout le monde a ses propres dossiers, mes collègues devaient donc prendre le relais sur des dossiers qu’ils ne connaissaient pas en plus de leur travail.

Je n’étais vraiment, mais vraiment pas à l’aise à cette idée.

J’essayais alors de répondre alors comme je pouvais à leurs questions par téléphone pour les aider au maximum tout en n’assumant pas vraiment mon état de santé. Je savais au fond de moi que je n’allais pas juste m’arrêter une petite semaine puis revenir.

Mais comment le dire sans se trouver trop fragile, trop sensible ? Je n’assumais pas du tout mon état.

La culpabilité vis-à-vis de ses clients

Puis j’aimais mes clients !

J’adorais ce que je faisais. Accompagner des entrepreneurs à développer leurs entreprises au quotidien, les conseiller, voir leur évolution… Toutes ces rencontres enrichissantes…

J’avais vraiment à cœur de faire du travail de qualité et je m’investissais aussi énormément pour faire de mon mieux.

Puis quand l’on travaille énormément et que l’on commence à faiblir, il y a toujours une phrase que l’on se répète pour se convaincre de continuer à avancer : « bah oui, mais qui va faire mon travail ? Mes clients comptent sur moi et le travail va s’accumuler… »

On ressent une certaine responsabilité et l’on se sent donc coupable de s’arrêter…

La culpabilité vis-à-vis de son investissement

J’étais workaholic avant de sombrer. Je ne faisais que ça.

Toute ma vie était organisée autour de mon travail. Mes études avaient été longues et difficiles. J’avais eu la chance de pouvoir travailler tout en étudiant grâce à des contrats d’apprentissage depuis mon BAC+3, mais c’était beaucoup beaucoup de travail.

Puis il y avait le début dans le monde du travail. La période où tu donnes tout pour faire tes preuves, progresser rapidement, faire des expériences professionnelles stratégiques et qualitatives… Une période où tu acceptes un peu tout sans même parfois te faire respecter… C’était le deal et je l’acceptais.

Des heures et des heures de travail, des choix en faveur du travail, de la carrière professionnelle… et j’avais l’impression de tout envoyer valser avec mon burn-out. Que mon état de santé gâchait tous mes efforts et ça me terrifiait. Je me sentais tellement coupable de ma faiblesse.

La culpabilité vis-à-vis de ses proches

Et je me sentais coupable vis-à-vis de mon conjoint.

Je n’étais plus en capacité de faire quoique ce soit chez moi : le linge, les repas, les courses, le ménage… Je ne pouvais plus participer au fonctionnement du quotidien et c’était à lui de tout assumer… Je m’en voulais énormément.

Puis à côté de ça, je n’étais pas de compagnie agréable… Mon humeur jouait au yoyo, un coup triste, un coup agressif…

Je ne voulais plus sortir, ne plus rien faire et ça, c’est super lourd à vivre pour l’accompagnant qui ne comprend pas toujours notre état même s’il y met beaucoup de bonne volonté et de tendresse.

La culpabilité vis-à-vis de soi

Puis enfin, la culpabilité vis-à-vis de soi. On se sent nulle, fragile et notre estime de nous-mêmes fait de la chute libre. Tu sais la fameuse opinion que l’on a de soi, de la valeur que l’on se donne ? Bah sur le moment, elle est tout sauf positive.

Puis la confiance en soi ? Même combat… Avoir confiance en soi c’est avoir foi en soi, en ses capacités, en ses possibilités et en ses talents.

Pendant cette période, on n’a aucune foi en rien et c’est horrible. On ressent une telle culpabilité alors qu’on est dans un état déplorable. Et que l’on ne pense même pas à soi sur le moment et c’est ça le plus triste, je trouve.

Je sais que ce n’est pas facile et que cela demande du temps de l’accepter, mais le plus important à ce moment-là, c’est toi. Pas le travail, pas tes clients ou que sais-je encore… juste toi.

Tu as toi besoin de ce moment et tu n’as pas à culpabiliser de ton état. C’est un état de fait. Tu as trop tiré oui, mais maintenant tu as besoin de prendre soin de toi.

Et la Sophrologie peut t’y aider. T’aider dans cette période-là à enfin lâcher-prise physiquement et moralement. Te réapproprier ton corps et tes sensations. Gérer cette fameuse fatigue qui s’est installée. Te libérer de tes tensions… Elle est là ta priorité sur le moment.

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Je te dis à très vite et en attendant, prends bien soin de toi 🤍

Les programmes évoqués dans la vidéo :

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